Infolettre du Syndicat des professeures et professeurs enseignants de l'UQAM - 20 juin 2019
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Un repos bien mérité… pour mieux se lancer!


L’année académique tire à sa fin, les vacances estivales arrivent à grands pas et le soleil commence enfin à sortir de sa cachette...

Pourtant, on sent une véritable effervescence dans les bureaux du Syndicat.

Après une année chargée en instances, en discussions passionnées et en décisions importantes, nous pouvons être fières et fiers de ce que nous avons accompli.

Malgré tout, le travail ne fait que commencer. L’agenda pour septembre est plus que rempli et, à l’approche de nos négociations, l’automne risque d’être très, très occupé. 50e de l’UQAM, Journée nationales des chargées et chargés de cours, Semaine de l’Environnement, préparation aux négociations, dévoilement de notre nouvelle signature visuelle ne sont que quelques uns des projets qui nous attendent.

L’année académique 2019-2020 promet d’être marquante dans l’histoire de notre Syndicat et nous aurons besoin que toutes et tous se tiennent ensemble pour pouvoir atteindre les objectifs ambitieux que nous nous sommes fixés.

D’ici là, les membres de l’équipe syndicale vous souhaitent un excellent été qui soit heureux, reposant, mémorable et ensoleillé.

À très bientôt!

 
 
À mettre à votre agenda

27 juin 2019 – Deuxième rencontre du Comité militant sur l'environnement
28 juin au 4 juillet 2019
 – Période de réponse à la proposition des cours attribués par ACCENT
1er au 31 juillet 2019 (inclusivement) – Fermeture estivale du Syndicat

* Surveillez nos babillards, notre infolettre et nos pages médias sociaux pour ne rien manquer

Voici les offres de formations du Centre de formation en soutien à l’académique (CFSA) pour la période estivale :
20 au 22 août 2019 – Formation initiale en pédagogie universitaire - Formule 3 jours
22 août 2019 – Moodle 101 : Introduction à Moodle
26 août 2019 – Moodle 101 : Introduction à Moodle
27 août 2019 – Formation initiale en pédagogie universitaire - Formule en soirée
28 août 2019  – Préparer la première séance
29 août 2019 – Formation initiale en pédagogie universitaire - Formule intensive d'une journée
4 septembre 2019 – Moodle 101 : Introduction à Moodle - Formule en soirée

* Que votre carrière de chargé-e de cours soit toute récente ou déjà bien entamée, ces formations représentent une occasion privilégiée de perfectionner votre pratique, de vous développer professionnellement ou de mieux répondre aux besoins de vos étudiant-e-s. Hâtez-vous à vous inscrire puisque les places sont limitées!
 
 
SPPEUQAM
 
 
Mot de votre présidente : Solidarité du SPPEUQAM avec les travailleurs et travailleuses qui se tiennent debout

Le 17 juin 2019, l’assemblée générale du SPPEUQAM a accordé unanimement un don de solidarité de 2000$ aux travailleurs et travailleuses de l’aluminerie de Bécancour (ABI).

L’usine de Bécancour est cruciale pour l’économie du Centre-du-Québec avec des retombées estimées à plus de 500 millions $ dans la région. Le conflit a de plus déjà coûté des centaines de millions de dollars en revenus à Hydro-Québec, une perte financière pour laquelle les pénalités prévues n’ont même pas été appliquées.

Le syndicat d’ABI réclame le respect les conditions de travail négociées à l’aluminerie Alcoa à Baie-Comeau qui appartient au même employeur. Les 1030 travailleurs et travailleuses de l’aluminerie de Bécancour sont en lockout depuis 11 janvier 2018 et ce conflit de travail perdure déjà depuis 17 mois.

L’assemblée générale du SPPEUQAM a aussi adopté une proposition dénonçant les déclarations publiques du Premier ministre du Québec, qui considère que « le syndicat n'est pas raisonnable ».

Il semble difficile pour François Legault de faire preuve d’empathie et de considération dans ce conflit, lui qui enjoint les syndiqués à baisser la tête et accepter des offres déraisonnables et leur faisant même porter l’odieux de la responsabilité de la situation.

« Le premier ministre est bien silencieux sur le salaire d'un PDG d'une compagnie qui prend en otage les travailleurs et toute une région, qui appauvrit le Québec et qui a fait perdre 165 millions $ à tous les Québécois et Québécoises en 2018 », ont ironisé les syndicats.

En espérant que le Premier Ministre devienne plus raisonnable pour régler ce conflit de travail. Il est, après tout, de sa responsabilité de renouer le dialogue social entre la partie patronale et le syndicat afin de permettre aux salariés d’ABI obtenir les conditions de travail acceptables. Malheureusement, apaiser les tensions sociales ne semble pas être une priorité de ce gouvernement...

D’ici là, l’ensemble des membres du SPPEUQAM réitère son appui et sa solidarité aux travailleurs de l’aluminerie de Bécancour (ABI) qui osent se tenir debout malgré une attitude ignoble de la part de la partie patronale et un gouvernement méprisant et condescendant à leur égard.

Nous sommes derrière vous.

Yvette Podkhlebnik,

Présidente du SPPEUQAM

 
 
Deuxième rencontre du Comité militant sur l’Environnement

La deuxième rencontre du Comité militant sur l’Environnement se tiendra au lieu social du Syndicat (A-R540) le jeudi 27 juin 2019 de 12h30 à 14h.

Cette rencontre fait suite aux travaux effectués lors de la première rencontre de ce comité ayant eu lieu le 5 juin dernier qui ont été présentés lors de l’assemblée générale du 17 juin 2019.

L’objectif de cette nouvelle rencontre sera de finaliser la programmation de notre Semaine de l’environnement qui se déroulera du 23 au 27 septembre prochain afin que certains des préparatifs puissent être effectués avant les vacances estivales.

Toute personne désirant confirmer sa participation à cette rencontre ou voulant proposer des suggestions peut le faire en envoyant un courriel à tanguay-hebert.flore@uqam.ca

Au plaisir de vous y voir nombreuses et nombreux, nous avons de très belles et nombreuses idées à concrétiser et toute aide sera bienvenue!

 
 
RAPPEL : Fermeture estivale du Syndicat 2019

Veuillez prendre note que, durant la période estivale, le secrétariat du SPPEUQAM sera fermé à compter du lui 1er juillet, et ce, jusqu’au mercredi 31 juillet 2019 inclusivement.

Toutefois, si vous désirez communiquer avec un membre de l’équipe syndicale, vous pouvez nous joindre au 514 987-3000 poste 3720. Les activités régulières du secrétariat reprendront le jeudi 1er août.

Pour toute urgence, vous pouvez contacter Yvette Podkhlebnik en écrivant un message à podkhlebnik.yvette@uqam.ca

Bonnes vacances à toutes et tous!

 
 
Résultats des élections du 17 juin 2019

Plusieurs postes étaient en élection lors de l’assemblée générale du 17 juin dernier.

Les résultats sont les suivants :

  • Comité mobilisation-intégration (poursuite du mandat - 1 an) : Raphaël Crevier
  • Commission des études (deux personnes, mandat de 3 ans) : Olivier Aubry et Mariève Ross
  • Comité de surveillance des finances (mandat de 2 ans) : Godefroy Desrosiers-Lauzon
  • Comité de surveillance des finances (poursuite du mandat - 1 an) : Samir Moukal
  • Comité de vérification du double emploi (substitut, mandat de 2 ans) : Jean-Marc Thuotte)

Merci à toutes les personnes candidates et félicitations aux personnes élues.

 
 
Barbecue estival annuel - Remerciements

Merci à toutes les personnes qui étaient présentes au barbecue annuel du Syndicat!

C’était un plaisir de célébrer avec vous toutes et tous.

Un merci tout spécial à Jean Régnier et Laurence Castonguay-Émery, du comité mobilisation-intégration pour l’organisation de cet évènement.

Au plaisir de vous revoir en forme en septembre prochain.

 
 
RAPPEL : Étude des projets d’intégration repoussée

L'étude des projets d'intégration par le Comité de liaison institutionnel a été repoussée au 25 juin.

Plus de 160 projets ont été déposés.

Les membres ayant soumis une demande devraient donc recevoir les réponses officielles dans le courant de la première semaine de juillet.

 
 
RAPPEL : Période de réponse à la proposition des cours attribués dans ACCENT

La période de réponse à la proposition des cours attribués par ACCENT est du 28 juin 2019 au 4 juillet 2019.

N’oubliez pas de notes ces dates à votre agenda pour pouvoir accepter les cours attribués et n’oubliez pas d’enregistrer votre réponse avant de quitter le navigateur.

 
 
Monde social et de l'éducation
 
 
La formation aux adultes encore privée de millions

L’éducation des adultes, qui permet aux élèves les plus vulnérables de s’accrocher à l’école, reste le parent pauvre du réseau public. Des commissions scolaires continuent de puiser des millions de dollars dans les fonds voués à la formation générale des adultes et à la formation professionnelle pour financer les écoles primaires et secondaires.

Selon ce que Le Devoir a appris, la Commission scolaire de Montréal (CSDM) prévoit de prélever une fois de plus près de 20 millions de dollars dans les budgets attribués à l’éducation des adultes, dans son budget équilibré — le quatrième de suite — qui sera approuvé cette semaine.

La CSDM n’est pas la seule à recourir à ces sommes réservées aux adultes pour financer d’autres activités éducatives. La Fédération des commissions scolaires du Québec a déjà confirmé au Devoir « qu’il peut effectivement arriver qu’une commission scolaire dégage une marge de manoeuvre et fasse le choix local d’attribuer les sommes disponibles à d’autres besoins de ses élèves ».

Des voix s’élèvent pour dénoncer cette pratique, qui prive les élèves les plus vulnérables de services dont ils ont cruellement besoin. « On est dans la même logique de compressions budgétaires année après année », dénonce Violaine Cousineau, commissaire indépendante à la CSDM.

« S’il y a des secteurs qui méritent toute notre attention, c’est la formation générale des adultes et la formation professionnelle. Ce sont des secteurs essentiels dans la lutte contre le décrochage, mais on ne les développe pas du tout », ajoute-t-elle.

Pour lire le reste de cet article du Devoir, cliquez ici.

 
 
Vérification faite : la moitié des employés de soutien des universités en « détresse psychologique »?

L’AFFIRMATION: «Dans une campagne de pub récente [NDLR : parue dans plusieurs médias, dont Le Soleil], on lisait : «On a mal à l’université ; 53,4 % des employés de soutien souffrent de détresse psychologique. La pub disait s’appuyer sur une étude de l’UQAM commandée par le Syndicat canadien de la fonction publique. Mais que dit réellement cette étude? J’ai bien du mal à croire qu’un employé de soutien sur deux, à l’université, est en détresse psychologique», demande Louis Chamard.

LES FAITS

Il y a deux choses à considérer, ici. D’abord, il y a une connotation dramatique dans le nom «détresse psychologique» qui peut faire paraître les choses pires qu’elles sont. La détresse psychologique n’est pas un diagnostic à proprement parler, ce n’est pas l’équivalent d’une dépression, de pensées suicidaires ou d’un trouble anxieux. Il s’agit plutôt d’un état mental négatif qui se mesure par des questions comme «Au cours du dernier mois, avez-vous eu souvent/rarement eu l’impression que tout vous demandait un effort?» ou «que vous n’étiez bon à rien?» ou «que rien ne vous faisait sourire?»

Ça n’est certainement pas agréable à vivre, mais ce n’est pas un diagnostic en soi. On peut donc s’attendre à ce qu’une assez grande partie de la population en ressente — autour de 25 % au Québec. La détresse psychologique reste quand même un outil important parce qu’elle peut éventuellement mener à des dépressions ou d’autres problèmes si rien n’est fait. De nombreux chercheurs et instances sanitaires dans le monde s’en servent, dont l’Institut de la santé publique du Québec et les deux auteures de l’étude de l’UQAM, Julie Cloutier et Sabrina Pellerin.

Alors que dit-elle, cette étude? Elle conclut bel et bien que 53 % des employés de soutien des universités québécoises souffrent de détresse psychologique, sur la base d’un échantillon de plus de 900 personnes qui ont rempli deux questionnaires Web. Le taux de réponse a été très bas (seulement 24 %), ce qui ouvre en principe la porte à un «biais de sélection» important, puisque l’on peut penser que les gens en détresse se sentent plus interpellés par les études du genre. Cependant, les deux auteures se sont assurées que ce n’était pas le cas de diverses manières, notamment en comparant les caractéristiques (âge, sexe, etc.) de leurs répondants avec les listes syndicales de l’ensemble des employés visés.

Pour lire le reste de cet article du Soleil, cliquez ici.

 
 
Violences sexuelles: un programme d'éducation obligatoire à McGill

Les 50 000 étudiants, professeurs et employés de l'Université McGill devront participer dès cet automne à un programme d'éducation obligatoire sur les violences sexuelles, sans quoi ils s'exposent à des sanctions pouvant aller jusqu'au renvoi.

Le programme, lancé cette semaine sur le site web de l'université, se décline en quatre modules : la violence sexuelle, le consentement sexuel, l'intervention du témoin et le soutien aux survivants.

Avec ce cours, l'Université espère « transformer la culture du campus pour qu'elle devienne une culture de respect et de consentement et, à terme, aider à créer une communauté exempte de violence sexuelle », lit-on dans la transcription de la formation.

L'approche didactique est simple. Mises en situation, choix de réponses et explications : les concepts sont clairement définis, et les limites personnelles à ne pas franchir sont bien établies. Il faut environ 45 minutes pour suivre le cours interactif.

Pour lire le reste de cet article de La Presse, cliquez ici.

 
 
La CSDM défie le gouvernement sur la laïcité

La plus grande commission scolaire du Québec défie le gouvernement Legault en repoussant d’un an et demi l’application de la Loi sur la laïcité qui interdit le port de signes religieux par les enseignants et les directions d’école.

Opposée à cette loi « impossible à gérer », la Commission scolaire de Montréal (CSDM) a résolu mercredi soir de lancer une série de consultations qui reporteront l’application de la loi à l’automne 2020. Les commissaires ont décidé de consulter les conseils d’établissement des 191 écoles de la commission scolaire, le comité de parents, le comité sur les services aux élèves en difficulté, les syndicats et les associations de cadres sur les façons de mettre en oeuvre la loi.

La CSDM se défend de prôner la désobéissance civile, comme le font les deux commissions scolaires anglophones de l’île de Montréal, mais refuse de faire respecter la loi à la rentrée de l’automne prochain.

« Le premier ministre pensait qu’il allait clore le débat, moi je pense qu’il fait juste ouvrir un débat social très présent dans nos milieux montréalais », a dit Catherine Harel Bourdon, présidente de la CSDM, en marge du conseil des commissaires tenu mercredi soir.

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Monde syndical
 
 
Le nom, un facteur de discrimination à l’embauche

Un demandeur d’emploi a moitié moins de chance de décrocher une entrevue d’embauche à Québec s’il se nomme Abdellah Hafid plutôt que Marc-Olivier Tremblay, selon une étude. Cette discrimination — équivalente à ce qu’on a déjà mesuré à Montréal — est encore plus forte si le même dossier de candidature provient d’un Mamadou Traoré, mais presque nulle s’il est d’une Maria Martinez.

Le principe de l’expérience est désormais bien connu. Il s’agit d’envoyer des curriculum vitae fictifs dont seuls les noms changent en réponse à de véritables offres d’emplois pour voir si le fait que ces noms évoquent des origines ethniques particulières aura un impact sur la réception des employeurs. Le sociologue et doctorant à l’Université Laval Jean-Philippe Beauregard a ainsi envoyé, de janvier à juillet l’an dernier, plus de 1500 CV en réponse à quelque 500 offres d’emploi à Québec et à Lévis dans les secteurs de l’administration et de l’informatique. Tous ses candidats fictifs avaient environ 30 ans, n’avaient étudié qu’au Québec et avaient des années d’expérience de travail pertinente. Les réponses qu’il a reçues ont malheureusement confirmé plusieurs de ses craintes, mais l’ont aussi, parfois, agréablement étonné.

Les CV envoyés par « Marc-Olivier Tremblay » ont ainsi eu un taux de réponse favorable de 36 %, soit à peine plus que pour « Maria Martinez » (35 %), mais nettement mieux que son alter ego masculin « Carlos Sanchez » (26 %) et que ses versions arabe et africaine, « Latifa Said » (23 %) et « Amina Dialo » (20 %). « Abdellah Hafid » (17 %) et « Mamadou Traoré » (12 %) ferment la marche, loin derrière. La discrimination se révèle généralement plus prononcée pour les emplois qui exigent moins de compétences.

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La grève des femmes de Suisse expliquée au reste du monde

Surprise: la Suisse, ce pays si prospère où règne la paix sociale et qui a adopté depuis longtemps le terme de «cheffe», va connaître une grève de ses femmes historique ce vendredi. Explications

La moitié du pays tremble d’excitation, l’autre la regarde parfois avec sympathie, plus souvent avec incompréhension, voire la condamne. Plusieurs collectifs, relayés par les faîtières syndicales – pardon, les «centrales» syndicales –, ont lancé des appels à cesser le travail et à défiler vendredi. Pourquoi? Le point.

Une si longue marche

La Suisse n’a jamais brillé en matière de droits des femmes. Les hommes ont dit oui au vote et à l’éligibilité des femmes en 1971 seulement (et encore, le non l’a emporté dans huit cantons). L’égalité est inscrite dans la Constitution fédérale depuis 1981.

Mais en 1991, la situation des femmes n’ayant pas beaucoup changé, et profitant d’un environnement porteur (700e anniversaire de la création de la Suisse, 20 ans de droit de vote et 10 ans d’égalité théorique), quelques poignées de femmes lancent la première grève féministe de l’histoire du pays. Un immense succès, inattendu: l’événement est organisé «à la suisse», de façon décentralisée, et il a fallu attendre le soir du 14 juin 1991 pour découvrir que 500 000 femmes (pour 4 millions d'habitants) vêtues de fuchsia avaient quitté leur place de travail, étaient descendues dans la rue, ou avaient fait du bruit aux fenêtres. Une immense fête fraternelle (tiens, il n’y a pas d’équivalent pour les femmes), que les grévistes de 2019 veulent réitérer – une grève comme l'ont faite les Belges le 8 mars.

Pourquoi?

Le mot d’ordre cette année: l’égalité, enfin. Qui passe par plus de temps, plus d’argent et le respect. #MeToo est passé par là, ainsi que des paquets de statistiques accusatrices – selon le World Economic Forum (le «Forum de Davos», cher-e ami-e français-e), la Suisse n’est que 20e en matière d’égalité des genres (la France est 12e, le podium de tête étant occupé par l’Islande, la Norvège et la Suède). Quelques chiffres?

Pas d’égalité salariale et financière

– L’écart entre les salaires médians des hommes et des femmes était de 12% en 2018, et surtout: 40% de cet écart ne se justifie ni par l’expérience, ni par la formation, ni par le type de poste, ni par la position hiérarchique. C’est pire pour les postes à hautes responsabilités: à situation équivalente, les femmes gagnent 8861 francs brut, contre 10 878 francs pour leurs collègues masculins. Soit une différence de 18,5%.

– Le travail gratuit (le ménage, les soins aux enfants ou aux personnes âgées) représentait 40 milliards de francs en 2016, dont 24 milliards provenant des femmes. La «charge mentale» est très majoritairement féminine.

– Enfin, les inégalités entre les sexes sont encore accentuées à la retraite, car de très nombreuses femmes n’ont pas travaillé ou disposaient d’un salaire à temps partiel (bien plus répandu qu’en France). Ainsi, les Suissesses se partageaient trois fois moins de rentes vieillesse que les Suisses en 2017 (en 1994, c’était six fois moins). La faute, en amont, à l’absence de structures d’accueil pour les tout-petits, qui pousse beaucoup de femmes, moins payées que les hommes, à réduire leur temps de travail voire à quitter leur emploi pour élever leurs enfants. Leurs droits sont donc réduits.

Pas d’égalité de représentation ni de respect

– En politique, la participation des femmes plafonne à 28,9% en 2019 (elle était de 14,6% en 1991). Dans le secteur économique, la part des femmes parmi les dirigeants atteint à peine 36% (29% en 1996).

– Au chapitre du respect, enfin, les femmes dénoncent les remarques sexistes, le harcèlement sexuel, les violences domestiques et sexuelles dont est victime une femme sur cinq en Suisse, selon Amnesty International – et une femme meurt sous les coups de son (ex)compagnon ou conjoint toutes les deux semaines. Plusieurs affaires de harcèlement ont secoué récemment la scène politique suisse.

D’ailleurs: saviez-vous que la définition juridique du viol en Suisse ne concerne que la pénétration d’un vagin par un pénis? Que l’avortement n’a été dépénalisé qu’en 2002? Qu’une femme sur sept perd son travail à son retour de congé maternité? Que les hommes n’ont droit qu’à un seul jour de congé paternité, et que le Conseil fédéral (le gouvernement) a renvoyé pour la énième fois le sujet aux oubliettes il y a à peine trois semaines?

Une grève à la mode suisse

Pour toutes ces raisons, les femmes seront dans la rue vendredi pour exiger l’application réelle de leur égalité. Mais il ne s’agit pas d’une grève au sens français du terme, l’organisation est tout autre. D’abord, quelques entités publiques ou entreprises font acte de volontarisme en payant un jour d’absence à leurs salariées – comme la Ville de Genève. A l'autre bout du spectre, des femmes ne pourront pas du tout s'absenter, leurs employeurs l'ayant sèchement refusé – dont les ouvrières de la vallée de Joux, à l'origine de la grève de 1991, cynisme de l'histoire. Dans l’immense majorité des cas, les femmes sont en fait simplement autorisées par leur entreprise à prendre une journée voire une demi-journée de congé vendredi, qui leur sera décomptée ou qu’elles devront compenser – ce que pratique par exemple le canton de Genève (ne pas confondre avec la Ville!). La «grève» est plutôt ce mot en forme de chiffon rouge qui espère faire bouger les lignes.

Signe de cette organisation ouverte: elle est «grève des femmes» pour les unes, «grève féministe» pour les autres. Et toutes les manifestantes ne sont d'ailleurs pas très informées, de loin, du manifeste en 19 points déposé par les organisatrices, ni des revendications déposées par l'Union syndicale suisse.

Vendredi, on assistera donc à des pique-niques géants, des concerts, des distributions de badges, des bals, des opérations encore secrètes: l’organisation est décentralisée et, à Lausanne, Neuchâtel, Genève comme à Zurich, Bâle ou Berne, des collectifs organisent leurs propres événements toute la journée. A 15h23, les femmes qui seront encore au travail sont appelées à quitter leur poste – c’est l’heure à partir de laquelle elles cessent mathématiquement d’être payées par rapport à leurs collègues masculins.

Et les hommes dans tout ça?

Ils sont officiellement appelés à montrer leur soutien en facilitant la participation des femmes à la journée. Quelques débats houleux ont concerné leur participation directe aux manifestations, ils devraient se tenir en retrait.

Une grève soutenue dans le pays

Près des deux tiers de la population suisse, soit 63,5%, soutiennent la grève des femmes du 14 juin, concluait un sondage Tamedia publié la semaine dernière. Les femmes sont 70% à soutenir la mobilisation; les hommes, eux, se disent à 57% «pour» ou «plutôt pour». Un million de femmes pourraient participer au mouvement vendredi: la Suisse sera mauve et fuchsia. C’est pour cette raison que l’UPS, le patronat suisse, pour qui cette «grève» est illicite, devrait néanmoins fermer les yeux.

Selon quelques esprits chagrins, l'unanimité est devenue de l'unanimisme bien-pensant, et cette grève est trop intégrée et organisée pour ne pas être suspecte. Pas de quoi gâcher le plaisir des autres, pour qui ce vendredi sera avant tout une grande fête joyeuse, un message géant adressé au pays, probablement l'événement politique de l'année, en attendant les élections générales cet automne.

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Blâme sévère contre le MAPAQ

Le gouvernement Legault redonnera son poste au lanceur d’alerte Louis Robert, congédié en janvier, mais le ministre André Lamontagne n’a pas voulu lui présenter ses excuses jeudi après la publication d’un rapport accablant de la protectrice du citoyen.

Celle-ci conclut que le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ) a commis une violation de confidentialité majeure en dévoilant à plusieurs reprises l’identité de l’agronome, allant même jusqu’à fournir le nom de M. Robert au ministère chargé d’enquêter sur une fuite dans les médias.

« Ce qu’on a constaté, c’est une série de manquements qui ont perdu de vue l’objectif ultime de la loi qui est la protection du lanceur d’alerte », a signalé Marie Rinfret en conférence de presse.

« Nous savons bien que, si les gens n’ont pas confiance dans le mécanisme de traitement des divulgations, ils choisiront de garder le silence en dépit de l’importance de leur divulgation pour l’intérêt public », a-t-elle ajouté en soulignant la gravité de la situation.

  1. Robert, un agronome au bureau de Saint-Hyacinthe du MAPAQ, avait été congédié en janvier après 32 ans de service pour avoir transmis un document confidentiel à un journaliste et avoir contrevenu à ses obligations de discrétion. Il avait dénoncé ce qu’il considère comme de l’ingérence des compagnies du secteur privé dans la recherche publique sur l’utilisation des pesticides.

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Babillard des membres
 
 
La science prend l’air : Doctorat de Jean-Philippe Ayotte-Beaudet

Dans le cadre de son doctorat, Jean-Philippe Ayotte-Beaudet, chargé de cours au département de didactique, s’est demandé comment les enseignants en science et technologie, un cours donné aux élèves du secondaire, pouvaient mieux utiliser les ressources disponibles à l’extérieur et à proximité de leurs écoles (parc, surface gazonnée, jardin, etc.) pour y mener des expériences de terrain afin de rendre la science plus facile, intéressante et concrète à comprendre pour les jeunes.

Pour expliquer l’adaptation des espèces végétales à leur environnement, l’enseignant pourrait, par exemple, sortir dehors avec ses élèves afin de faire de l’observation d’arbres à trois moments clés dans l’année, illustre Jean-Philippe Ayotte-Beaudet. «Chaque élève pourrait ainsi adopter un arbre et suivre son évolution en fonction des saisons.» L’objectif est de réaliser une activité pédagogique plus parlante pour les élèves. «Les apprentissages contextualisés sont plus significatifs et durables, fait remarquer le chercheur en éducation, qui est aujourd’hui professeur au Département de l’enseignement au préscolaire et au primaire de l’Université de Sherbrooke. Quand l’élève apprend de manière plus significative, il retient mieux les apprentissages et peut mieux les appliquer dans d’autres contextes de son quotidien.»

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Projet de loi sur les extraditions à Hong Kong : Entrevue avec Éric Boulanger

Éric Boulanger, chargé de cours au département de Science politique, était à l’émission L’heure du monde sur les ondes de Radio-Canada pour parler du projet de loi sur les extraditions à Hong Kong. Vous pouvez écouter cette entrevue en cliquant ici.